13,5 %. Ce chiffre n’a rien d’anodin : il signe le pourcentage de jeunes Québécois qui ont quitté l’école sans diplôme en 2020. Face à la montée des comportements difficiles chez les enfants, le constat s’impose : quelque chose cloche dans la transmission des repères. Manque de cadre, omniprésence des écrans, temps famélique passé en famille… Les signaux d’alerte s’accumulent et interrogent la façon dont on élève aujourd’hui les citoyens de demain.
Les causes de la mauvaise éducation des enfants
Les racines de ce phénomène sont multiples, et aucune n’agit seule. Parmi les facteurs les plus marquants, l’échec scolaire occupe une place de choix. Il ne surgit pas par hasard : un climat familial instable, des règles floues ou absentes, un environnement scolaire peu stimulant, tout cela pèse lourd dans la balance.
Échec scolaire et taux de décrochage
Au Québec, la réalité du décrochage scolaire frappe fort : 13,5 % des jeunes quittent le système sans diplôme, selon les chiffres du ministère de l’Éducation. Derrière ces statistiques, des parcours cabossés et des perspectives rétrécies. L’échec scolaire ne se contente pas de saper la confiance : il freine l’élan, mine la motivation et hypothèque l’avenir.
Si l’on cherche à comprendre les causes de ce décrochage, plusieurs éléments ressortent :
- Le soutien familial qui fait défaut, laissant l’enfant livré à lui-même
- L’absence de règles claires, qui brouille les repères
- Une exposition massive aux écrans, qui grignote le temps d’échange et d’apprentissage
Impacts et statistiques
Les données du ministère de l’Éducation confirment ce tableau : là où les structures éducatives sont vacillantes, le risque de décrochage grimpe en flèche. À la maison comme à l’école, l’absence de cadre solide ouvre la voie à des difficultés qui s’installent durablement.
Impossible d’ignorer ces signaux. L’échec scolaire, le taux de décrochage, la multiplication des troubles du comportement, tout pointe vers une nécessité : repenser l’accompagnement des jeunes, redéfinir ensemble ce qui fait grandir.
Les conséquences de la mauvaise éducation sur les enfants
Les effets d’une éducation défaillante ne tardent pas à se manifester. L’échec scolaire n’est que le premier étage de la fusée : il entraîne dans sa chute l’estime de soi, la capacité à se projeter, le goût d’apprendre. À terme, c’est la santé mentale qui vacille.
Prescription d’antidépresseurs
La Presse a révélé un fait qui glace : en 15 ans, la prescription d’antidépresseurs chez les moins de 17 ans a augmenté de 260 % au Québec. Il ne s’agit pas d’une coïncidence. L’échec scolaire, l’absence de soutien et le sentiment d’abandon ouvrent la porte à la détresse psychologique, et les solutions médicamenteuses s’imposent trop souvent faute d’alternative.
Répercussions psychologiques
Grandir sans cadre, c’est avancer sans filet. Les troubles anxieux, la dévalorisation de soi, les comportements antisociaux deviennent le quotidien d’enfants qui auraient eu besoin d’être soutenus, écoutés, guidés pas à pas. Certains finissent par décrocher de tout, y compris d’eux-mêmes.
Tableau récapitulatif
| Conséquence | Impact |
|---|---|
| Échec scolaire | Difficulté à trouver un emploi, faible estime de soi |
| Antidépresseurs | Augmentation de prescriptions de 260 % en 15 ans |
| Comportements antisociaux | Mauvaise intégration sociale, problèmes judiciaires |
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les dégâts dépassent largement les bancs de l’école : la mauvaise éducation laisse des traces profondes, dont la société paie la facture sur plusieurs générations.
Solutions pour améliorer l’éducation des enfants
Face à ce constat, il existe des leviers concrets pour remettre l’éducation sur de bons rails. Plusieurs pistes ont fait leurs preuves et méritent d’être explorées, en s’appuyant sur l’expérience et le bon sens.
Instaurer un cadre éducatif solide
Impossible de faire pousser une plante sans tuteur : il en va de même pour les enfants. Des repères fermes, des routines rassurantes, des règles justes, voilà ce qui structure et sécurise. Albert Einstein posait la question de l’essentiel : « L’éducation est ce qui reste après qu’on a oublié ce que l’école a appris. » Ce qui compte, c’est le socle qu’on transmet, au-delà des notes et des bulletins.
Voici quelques points d’appui pour renforcer le cadre éducatif :
- Organiser la vie familiale autour de rituels et de moments partagés
- Stimuler la curiosité, la lecture, l’envie de comprendre
- Faire respecter des règles cohérentes, expliquées et assumées
Soutien émotionnel et développement personnel
Un enfant doit apprendre à nommer ses émotions, à traverser ce qui le trouble, à s’exprimer sans crainte. John H. Clarke l’affirmait : « Vous ne pouvez pas toujours contrôler ce qui se passe à l’extérieur. Mais vous pouvez toujours contrôler ce qui se passe à l’intérieur. » Le dialogue, l’écoute et l’accueil des fragilités construisent une base solide pour affronter la vie.
Temps de qualité et engagement parental
L’attention ne se mesure pas en heures mais en présence réelle. Stephen R. Covey le rappelait : « Le temps de qualité ne s’obtient jamais par hasard; il résulte toujours d’un choix. » Choisir d’écouter, de jouer, de discuter, sans écran interposé, cela change tout. Les souvenirs de l’enfance se construisent dans ces instants où l’on se sent vu, reconnu, entouré.
Modèles positifs
Rien ne remplace l’exemple. Maya Angelou le disait sans détour : « Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques. » Les actes comptent autant que les mots : on montre le respect, la bienveillance, la persévérance, bien plus qu’on ne les enseigne.
Favoriser une éducation équilibrée suppose donc d’articuler cadre, écoute, temps partagé et exemplarité. C’est un chemin exigeant, mais chaque effort compte et chaque progrès se répercute sur l’enfant… et sur la société tout entière.
Rôle des parents et de la société dans l’éducation des enfants
Implication parentale
Un enfant privé d’attention parentale avance sans boussole. Le Dr Gervais Kamga, qui s’est penché sur les ressorts de l’échec scolaire, insiste sur la présence active des parents : pas seulement pour suivre la scolarité, mais pour encourager, valoriser, donner confiance. Cela passe par plusieurs gestes, simples mais décisifs :
- Être là, vraiment, pour écouter et dialoguer
- Féliciter les efforts, encourager la réussite, valoriser chaque progrès
- S’impliquer dans la vie scolaire et les activités qui comptent pour l’enfant
Rôle de la société
Rien ne se fait en vase clos. Les écoles, les communautés, les décideurs publics ont leur part à jouer pour soutenir l’éducation et lutter contre le décrochage. Les données du Ministère de l’Éducation du Québec, ce fameux 13,5 %, rappellent que l’action collective ne relève pas du luxe mais d’une urgence concrète.
Combattre l’échec scolaire
L’échec scolaire laisse des cicatrices. Comme l’a révélé La Presse, la hausse spectaculaire des prescriptions d’antidépresseurs chez les jeunes québécois illustre le poids de la pression scolaire et du sentiment d’échec. Ce constat met en lumière le besoin d’agir, et vite, sur tous les fronts : à la maison, à l’école, dans la société.
Responsabilité collective
L’éducation n’est pas l’affaire d’un seul cercle. Parents, enseignants, institutions, chacun détient une part du puzzle. Comme le rappelle Maya Angelou, l’exemplarité ouvre la voie : offrir des modèles, soutenir, encourager, voilà ce qui permet aux enfants de grandir debout. L’avenir se façonne chaque jour, dans les gestes que l’on pose et les choix que l’on affirme.


